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Après le 5 février
On continue
Parallèlement à la manifestation de Nantes, des initiatives
de moindre ampleur ont été prises le même jour.
En région parisienne, 400 personnes se sont rassemblées devant
la tour Total à la Défense, en solidarité avec les manifestants
de Nantes, et pour relayer leurs exigences face à Total et
au gouvernement.
Les orateurs (Susan George sur les multinationales, ITF sur
les transports maritimes, Greenpeace sur l'environnement,
Info-Birmanie sur le soutien des pétroliers aux dictatures)
ont indiqué des objectifs pour poursuivre la mobilisation.
Au Havre, une centaine de manifestants ont traversé
la ville et tendu de grandes bâches noires souillées par le
pétrole de l'Erika. La LCR y était fortement présente, comme
le remarquait la presse locale, sous le titre "Pollution,
sécurité maritime, capitalisme, violente critique de tout
un système". Présents aussi les députés Paul Dhaille (PS),
et Daniel Paul (PC), président de la commission parlementaire
d'enquête sur la sécurité du transport maritime créée la semaine
passée. Question sensible dans le port havrais, qui réceptionne
la moitié de la consommation française de pétrole, notamment
pour la raffinerie CFR Total de Gonfreville.
De son côté, Daniel Cohn-Bendit était à Brest le 7 février
pour répéter qu'il n'y a de solution qu'à l'échelle européenne.
"Quand on gouverne, on se plante toujours. La force,
c'est de savoir pourquoi", dit-il.
Les milliers de manifestants commencent à trouver la réponse
à cette question: quand la gauche plurielle refuse de s'en
prendre au libéralisme, elle se plante et nous on trinque.
La mobilisation continuera, pour une réglementation européenne
et, sans attendre Bruxelles, une législation française qui
montre la voie.
Alain Mathieu (Rouge
10/02/00)
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